Réparation de l’interphone : locataire ou propriétaire ?

doigt qui appuie sur un interphone

Équipement aujourd’hui indissociable de tout bâtiment collectif, l’interphone s’est imposé comme une norme dans bons nombres d’immeubles, remplaçant la bonne vieille sonnette d’entrée que nous connaissons tous. Ce dispositif de confort, qui contrôle l’accès à un bâtiment, est un réel atout en matière de location. Il permet aux occupants des lieux d’être à la fois avertis de la présence d’une personne au pied d’un immeuble et d’assurer leur sécurité en commandant à distance l’ouverture de la porte d’entrée. Il existe d’ailleurs aujourd’hui une multitude de modèles tous plus sophistiqués les uns que les autres, intégrant même la domotique dans les versions les plus récentes. Alors, la réparation de l’interphone, locataire ou propriétaire ? On vous donne la réponse ! Découvrez également le guide ultime des réparations locatives.

Qui doit faire l’entretien de l’interphone ?

Dispositif d’intérêt général dans un immeuble collectif, il est tout d’abord utile de préciser que cet équipement est composé d’une partie privative, ainsi que d’une partie commune. Cette notion est importante à savoir pour pouvoir déterminer ensuite à qui du propriétaire ou du locataire incombe l’entretien de l’interphone.

S’agissant de la partie privative, celle-ci est constituée du combiné présent dans le logement. Suivant le Décret n°87-713 du 26 août 1987 pris en application de l’article 18 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, l’entretien de ces éléments est à la charge du locataire.

La réparation de l’interphone de l’immeuble, la partie commune concerne quant à elle le boîtier à l’entrée (ou platine), ainsi que son alimentation jusqu’aux logements. Les frais d’entretien incombent au propriétaire en cas de monopropriété, ou sont répartis par le Syndic entre les copropriétaires selon les tantièmes, y compris pour les lots qui ne bénéficient pas de l’interphone, ce dernier étant considéré comme un élément permettant de sécuriser l’immeuble tout entier et profitant donc à tous.

Concernant la réparation interphone en copropriété. Le règlement de copropriété doit préciser à qui appartient l’interphone.

S’il est rare que la totalité de l’équipement soit considéré comme une partie commune, le syndicat des copropriétaires peut le décider en assemblée générale, afin de s’assurer d’un entretien régulier de l’interphone, et donc de prévenir d’éventuelles pannes.

Dans ce cas, un contrat de maintenance doit être mis en place par le Syndic au sein de la copropriété, couvrant parfois l’ensemble des réparations (comme la réparation de l’interphone, que ce soit locataire ou propriétaire), même celles normalement à la charge des locataires. Les charges relatives au contrat seront alors répercutées par le copropriétaire dans les charges locatives récupérables.

Cette stratégie peut s’avérer opportune pour la copropriété si le dispositif est ancien ou s’il présente des pannes régulières mais aussi en fonction du nombre de lots présents dans l’immeuble. En effet, si la copropriété comporte beaucoup de logements, souscrire à un contrat de maintenance peut s’avérer être un choix judicieux et plus économique que d’effectuer des réparations au coup par coup.

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Qui doit réparer l’interphone ?

Les pannes les plus fréquemment constatées sur un interphone sont généralement liées à la sonnerie qui ne fonctionne plus, au mécanisme d’ouverture de porte qui est cassé, au micro et haut-parleurs qui deviennent défectueux, ou bien encore la platine qui ne s’éclaire plus.

La réparation de l’interphone : locataire ou propriétaire ?

Si le combiné du logement est en panne ou dégradé du fait du locataire, les réparations consécutives voire son remplacement sont à sa charge.

Cependant, si la panne est liée à la vétusté de l’interphone ou provient d’une usure anormale, sa réparation ou son remplacement incombe alors au propriétaire du logement, celui-ci ayant l’obligation de délivrer un logement en bon état d’usage et de réparations, comme le précise l’article 6 de la Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989.

Concernant le boîtier à l’entrée de l’immeuble, s’il tombe en panne, ce sera alors au syndic de gérer l’intervention de réparation de l’interphone de l’immeuble.

Qui doit payer le changement de nom sur l’interphone ?

Cette charge n’étant pas inscrite dans la liste des charges locatives récupérables auprès du locataire qui est strictement limitative et fixée par le Décret n°87-713 du 26 août 1987 c’est donc bel et bien au propriétaire du logement qu’incombe la charge de changer le nom du ou des locataire(s) sur la platine de l’interphone à l’entrée de l’immeuble, que ce soit à l’occasion d’un changement de situation familiale du locataire, ou à l’occasion d’un changement de locataire dans les lieux.

Si un contrat de maintenance est en place au sein de la copropriété, cette prestation peut être incluse dedans. Ce sera dans ce cas au Syndic de gérer ce type d’intervention.

Pour changer le nom sur une platine à défilement, l’intervention d’une entreprise spécialisée sera nécessaire car les noms sont inscrits de manière électronique. Le propriétaire n’aura donc d’autre choix que de faire appel à un prestataire.

Sur un boîtier où figurent les noms des locataires simplement inscrits sur des étiquettes, si le locataire peut s’en charger par lui-même, il est préférable que le propriétaire ou le Syndic s’en chargent pour respecter une certaine homogénéité dans l’affichage.

⚠️Cependant, il peut arriver que ce soit le locataire qui se charge du changement de nom, une simple étiquette à coller suffit, tout comme pour les boîtes aux lettres où on constate souvent ce phénomène.

Réparation interphone locataire ou propriétaire : quel prix ?

Les tarifs varient en fonction de la nature des réparations, des pièces et de la main d’œuvre.

Selon les professionnels du secteur, comptez environ 60 € à 120 € pour remplacer les haut-parleurs et les câbles, mais le tarif pour un dépannage simple dû par exemple à une mauvaise connexion des câbles peut débuter à partir de 40 €.

Lorsque le remplacement de l’équipement est inévitable du fait de l’obsolescence de l’appareil, on trouve en entrée de gamme des interphones basiques à partir d’une trentaine d’euros en fourniture seule, mais la facture peut vite monter selon les fonctionnalités dont il dispose.

Pour la version vidéo (visiophone), il faudra débourser en moyenne entre 170 € et jusqu’à 1000 € selon le modèle.

💡Bon à savoir : si l’interphone d’un immeuble tombe en panne et qu’il est irréparable, sachez que pour le remplacer, le professionnel doit tenir compte des obligations en vigueur concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap et respecter notamment une certaine hauteur de pose.

Réparation interphone locataire ou propriétaire : conclusion

Si le combiné du logement est en panne ou dégradé à cause de l’occupant, les réparations de l’interphone sont à la charge du locataire.

Si la panne est liée à la vétusté ou provient d’une usure anormale, c’est à la charge du  propriétaire du logement, celui-ci ayant l’obligation de délivrer un logement en bon état d’usage et de réparations.

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